Courses à pied en Bretagne

Au delà de la croissance du nombre de participants à ces compétitions c’est l’appropriation populaire de cette pratique, au début des années 70, qui caractérise ce point de rupture.

Appropriation, c’est bien le terme. Les générations de l’immédiate après guerre vont véritablement s’emparer du territoire de la course à pied. Territoire sur lequel souffleront un esprit nouveau et un vent de liberté.

Dans son « Histoire de la course à pied hors stade », Eric Lacroix écrit : Cette pratique fédère une population avide de nouvelles difficultés et d’émotions fortes, orientée tout à la fois vers un plaisir partagé et une liberté clairement affichée.

Cette appropriation ne s’arrêtera pas à la pratique de la course à pied en tant que compétiteur mais également dans l’organisation de ces manifestations.

Et en Bretagne alors ?

La Bretagne, qui est aujourd’hui la seconde région de France pour l’organisation de courses hors stade (525 courses/an) après Rhône Alpes (579 courses par an), n’est pas en reste.

En 1975 un groupe de copains formé de François Le Joly, Jean-Paul Castel, Gérard Roudault , Daniel Le Noac’h, Jean-Paul Le Gall, Christian Delerue, et Pierre Gonzales fondèrent le Spiridon Bretagne ainsi que la course l’ascension du Menez Holm

Dans les grandes classiques qui sont apparues à cette époque, on peut citer :

Les foulées Rennaises 1971 qui verront, dès 1980, 6000 participants s’élancer dans les rues de Rennes ;

Dans le Finistère Saint Pol-Morlaix a vu le jour en 1973,

Dans le Morbihan, En 1974 quelques copains mordus de course à pieds ont créé Auray-Vannes dont la première épreuve s’est déroulée au matin du 14 septembre 1975. Partis du stade vélodrome de la Rabine à Vannes, 153 courageux dont la moitié émanant de la garnison Vannetaise du 3e RIMA prirent le départ… 141 parvinrent à rejoindre la cendrée du stade du Loch à Auray après avoir gravi la montée de la rue du château.

À la même époque dans les côtes d’Armor furent créées les foulées Briochines en 1974 ;

Les courses de Bruz et Donloup sont également contemporaines des foulées Macéciennes dont voici l’histoire.